Inspecteur de structures – accès sur cordes

Chez VERTIKA, nous sommes spécialisés dans les travaux en accès sur cordes (homme-araignée). Par la nature de notre expertise, nous sortons des sentiers battus. Nos projets se démarquent par leur envergure et leur caractère uniques qui nous font constamment innover dans nos techniques d’accès et méthodes de travail.

Chef de file en matière de gestion du risque et de santé et sécurité au travail, nous offrons des services adaptés à nos clients dans plusieurs domaines tels que le génie civil, l’énergie, le transport, l’industrie, le bâtiment en plus de certains domaines d’expertise spécifiques en ingénierie.

Nous offrons un environnement de travail unique en inspection de structures répondant aux attentes de candidats qui recherchent des défis qui sortent de l’ordinaire.

Responsabilités

Au sein de l’équipe d’ingénierie, sous la supervision du directeur de projets ou d’un chargé de projets, vous aurez à :

  • Réaliser des inspections visuelles de structures (ponts, barrages, tours, structures industrielles);
  • Réaliser des inspections visuelles de façades de bâtiments;
  • Réaliser des inspections visuelles de systèmes actifs de protection contre les chutes;
  • Participer à la rédaction des rapports d’inspection et des attestations de conformité;
  • Participer au processus de gestion des projets : coordination des clients et sous-traitants, supervision et suivi des chantiers, préparer les réquisitions d’achat, etc.
  • Participer au processus d’estimation.

Exigences :

  • Baccalauréat en génie civil / construction ou DEC en génie civil;
  • Membre de l’OIQ à titre d’ingénieur junior / CPI ou de l’OTPQ à titre de T.P.;
  • Expérience pertinente de 1 à 2 années dans le domaine;
  • Expérience en inspection de structures;
  • Expérience en inspection de façades de bâtiment;
  • Capacité à rédiger des rapports d’inspection;
  • Expérience pratique avec des logiciels de dessin assisté par ordinateur (autocad);
  • Connaissance dans les normes et standards d’inspection de structure (atout);
  • Connaissance des normes et standards pertinents de conception (atout);
  • Connaissance en résistance des matériaux (atout);
  • Formation MTQ – Inspection des structures (atout);
  • Certification SPRAT niveau I, II ou III (atout);
  • Démontre un intérêt pour le travail en hauteur et en espace clos;
  • Démontre de grandes aptitudes pour le travail en équipe;
  • Disponible pour des déplacements dans la province;
  • Permis de conduire valide, classe 5.

Avantages :

  • Salaires concurrentiels;
  • Formations continues : SPRAT, hauteur, espace clos, inspection, etc;
  • Cadre de travail très dynamique et stimulant;
  • Assurance collectives (médicale, vie, invalidité, dentaire), journées maladie, régime d’épargne retraite.

Nombre d’heures par semaine : 40 hres
Conditions d’emploi : PME

Des Vertikaliens au Biodôme!

C’est dommage que la pandémie nous empêche de visiter le Biodôme, mais saviez-vous que lors des travaux de rénovation du bâtiment, les zoologistes en résidence y ont découvert une nouvelle espèce? La découverte a eu lieu pendant que Vertika réalisait des travaux dans la Forêt Laurentienne. Notre présence sur les lieux explique le nom de la nouvelle espèce : le Vertikalien!

Dans le plus sérieux concernant le projet, Vertika avait le mandat de remplacer le filet d’oiseaux qui se trouve au-dessus de la Forêt Laurentienne. D’une superficie d’environ 3370 m2 (36 380 pi2), le défi était de déployer le filet au-dessus des arbres; il était impossible de le faire à partir du sol à cause de la densité des branches.

En plus de sa superficie, le poids du filet, autour de 500 kg (1100 lb), ajoutait à la complexité du projet. Le mandat n’était pas facile, mais était littéralement dans les cordes de Vertika (sans jeu de mots). L’entreprise est effectivement reconnue pour la compétence de son personnel tant sur le terrain que dans les bureaux.

Comme le disent si bien Astérix et Obélix, quand l’ingénierie va tout va! C’est ainsi que le personnel technique de Vertika a imaginé le déploiement du filet en cinq grandes étapes :

  • Créer un modèle pour localiser les suspentes du filet dans l’espace de la Forêt Laurentienne
  • Façonner le filet et ses cônes de suspension selon le modèle théorique préalablement créé
  • Plier le filet en accordéon sur un des axes de son déploiement
  • Positionner l’accordéon au-dessus des arbres dans un support maintenu en place par deux Tyroliennes
  • Déployer le filet en utilisant les techniques en accès sur cordes

 

Pour s’assurer du bon déroulement de la méthode envisagée, une maquette a été réalisée dans l’entrepôt de Vertika. Le projet a été un succès sur toute la ligne.

Concernant les Vertikaliens, vous pouvez apercevoir quelques sous-espèces ci-dessous dont le Vertikalien à bottes brunes et son cousin, le Vertikalien à salopette orange. Selon les observations des zoologistes, les deux espèces sont très agiles et très agréables à côtoyer!

 

En photos…

Le positionnement des cônes et le filet une fois plié. Pour ceux qui se le demandent, non on n’a pas réduit les employés sur la première photo!

    

Le filet est maintenant positionné au-dessus des arbres, étape avant son déploiement

   

Vue d’ensemble

La maquette

Les Vertikaliens en question…

  

 

 

 

De Spécialisé à Général

Certains disent qu’on n’arrête pas le progrès. D’autres pensent que ça ne change pas le monde. Ces deux adages représentent bien le changement qui est survenu dernièrement dans les bureaux de Vertika. C’est effectivement en septembre dernier que nous avons reçu nos licences d’entrepreneur général.

C’est vrai! L’ajout de nos licences d’entrepreneur général ne changera rien pour la majorité de nos clients. Pour ce qui est du progrès, assurément que nous continuons à offrir un service de qualité supérieure. Et nos employés, ils vont intervenir sur les chantiers, comme ils ont l’habitude de le faire, avec le souci du travail vite fait, et bien fait.

Certes, notre ajout de licences ne changera rien à court terme, mais dorénavant, nous serons en mesure d’offrir des services étendus à nos clients. Les travaux que vous aimeriez nous confier exigent des compétences spécifiques? Assurément que nous serons en mesure de vous offrir un service clé en main.

Vertika comme entrepreneur général, c’est simple. Il n’y en a pas de problème! Et nous avons dorénavant plus de solutions à vous offrir!

Vertika n’est plus seul

Voilà une nouvelle dont nous sommes très fiers! M. Frédéric Audette, ing., Président de Vertika s’est associé à M. Jean-Michel Fahey pour démarrer Terra Consolidation. M. Fahey agira comme directeur général de la nouvelle entreprise.

Localisée à Québec, Terra Consolidation se spécialisera dans les travaux de géotechnique en particulier la stabilisation de parois rocheuses : écaillage, installation d’ancrages, pose de treillis métallique et expertise.

Jean-Michel Fahey est une figure reconnue dans le domaine de l’accès sur cordes. Il a réalisé de nombreux projets de stabilisation de parois rocheuses sur les grands chantiers du nord du Québec, en Gaspésie, à Montréal et à l’international.

Terra Consolidation Inc.
550 Adanac
Québec, Qc
G1C 7B7

418 907-9646
info@terraconsolitation.ca

 

Inspection de façades – Ça ne se fait pas du balcon

Le temps passe vite… Et il est probable qu’il se soit déjà écoulé cinq ans depuis votre dernière inspection de façades. Le temps passe vite et selon la loi (site de la RBQ), il faut penser à les faire inspecter de nouveau, 2020 étant le début du 2e cycle de cinq ans. Petit rappel, tout bâtiment de cinq étages et plus est sujet à une inspection de façades aux cinq ans, et ce, dès la dixième année de sa construction. Votre professionnel en bâtiment peut assurément vous donner plus d’information sur le sujet si nécessaire. Au besoin, votre soussigné peut également vous aider à y voir un peu plus clair.

Soyons honnêtes, plusieurs pensent que l’inspection des façades est une dépense récurrente dont le retour sur l’investissement frôle le zéro. Par contre, si on pense aux conséquences que la chute d’une brique, d’un bloc de béton ou d’une tôle au vent peut avoir, on comprend que le coût n’est pas aussi élevé qu’il en a l’air. Si l’inspection des façades est un mal nécessaire, aussi bien qu’elle soit bien faite! Mais ça, c’est comme dans la nature. Il y en a pour tous les goûts. Pour ne pas dire tous les coûts!

Parlant de coûts, qu’auraient-ils été lors de la chute de ce panneau de béton si la Covid-19 n’avait pas fait de Montréal une ville fantôme (cliquez ici)? C’est arrivé le 15 mai dernier, le panneau du 18e étage s’est retrouvé sur la rue René-Lévesque, au Centre-ville de Montréal. Lorsqu’on regarde l’étendue des morceaux de béton au sol, il est difficile de comprendre que le service des pompiers ait pu qualifier l’incident de mineur… Disons que c’est une chance que les conséquences aient pu être qualifiées de mineures; il n’y avait personne dans la rue lors de l’incident.

Il n’y a pas qu’au Centre-ville où il y a de la chance. Nous recevons quelques appels par année, comme celui de l’automne dernier, où un client m’a contacté pour savoir si on pouvait intervenir rapidement. Une juliette de son bâtiment avait été identifiée comme dangereuse lors d’une inspection de façades. Quelques jours après notre intervention en urgence, le client a demandé si on pouvait vérifier l’ensemble des juliettes du bâtiment. Cette intervention en accès sur cordes nous a amenés sur différentes sections de l’immeuble où nous avons identifié un morceau de colonne de béton sur le point de tomber.

Morceau de colonne retiré

 

La colonne fautive donne sur le porche d’entrée de l’immeuble, le bloc étant situé au 2e étage. On peut se demander comment il se fait que l’anomalie n’a pas été identifiée lors de l’inspection de façades. On peut croire que c’était difficile de le voir du sol, d’un balcon ou d’une fenêtre. Voilà pourquoi l’utilisation d’une nacelle ou de l’accès sur cordes est essentielle lors d’une inspection de façades.

Les inspections de façades sont une dépense, on en convient. Il peut être tentant d’octroyer le mandat à ceux dont les coûts sont les moins élevés. Cela est d’autant plus tentant si on se dit que c’est le signataire du rapport qui est responsable de l’inspection. C’est vrai, mais en tant qu’administrateur ou gestionnaire d’un syndicat de copropriété, votre responsabilité est de choisir la firme en mesure de réaliser une inspection qui répond aux exigences de la loi. Lorsqu’on pense aux conséquences d’une inspection de piètre qualité, on comprend que le moins cher n’est peut-être pas le meilleur choix.

Pour un rapport de qualité, assurez-vous que votre professionnel, un ingénieur ou un architecte, travaille méthodiquement. Ainsi, il doit minimalement:

  • Passer en revue les plans du bâtiment afin de comprendre sa construction;
  • S’informer des réparations qui ont été réalisées sur le bâtiment;
  • Réaliser une inspection générale des façades afin d’identifier des anomalies;
  • Compléter une inspection détaillée, tactile avec sondage;
  • Faire des ouvertures exploratoires, intérieures ou extérieures;
  • Rédiger un rapport avec déclaration de conditions dangereuses s’il y a lieu.

 

Surtout, il faut savoir qu’une inspection détaillée se réalise en nacelle ou en accès sur cordes. Pour un travail de qualité, fuyez le professionnel qui vous propose de la faire uniquement à partir du sol, des fenêtres ou des balcons…

 

L’Avantage cordes!

Savez-vous que les travaux en appuis sur cordes sont présents au Québec depuis près de 20 ans? Savez-vous ce qu’il est possible de faire avec ce mode d’accès? Malgré le nombre d’années, le métier demeure méconnu d’une grande partie des gestionnaires et administrateurs d’unités de condominium. Pourtant, la réalisation de travaux en accès sur cordes permet souvent de substantielles économies de temps et d’argent.

Dans le secteur immobilier, plusieurs pensent que les travaux en accès sur cordes se limitent à l’inspection des façades. Quelques-uns savent qu’il est possible de faire des travaux de calfeutrage avec cette technique de travail. Croiriez-vous que plusieurs sont surpris lorsque je leur dis qu’on fait régulièrement des travaux de maçonnerie? Évidemment, on fait les ouvertures exploratoires lors de nos inspections de façades. On fait également le remplacement des joints de mortier dégradés. Une fissure de 8 à 10 rangs de briques entre le 10e et 11e étage? On répare cela en un rien de temps!

 

L’inspection de façades, le calfeutrage, la maçonnerie sont des interventions courantes en accès sur cordes. Comme bon gestionnaire toutefois, ne croyez pas que les interventions se limitent à ça si vous voulez économiser sur le budget d’entretien de vos bâtiments.

Dernièrement, un gestionnaire de condominium m’a contacté après avoir fait des démarches auprès de différents intervenants pour régler son problème. Une feuille de tôle sur le coin de l’appentis du 23e étage flacotait au vent. C’est un couvreur qui lui a donné mon nom. La question était de savoir si nous pouvions intervenir le plus tôt possible. Le revêtement faisait près de dix pieds de long. On comprend que sa chute du 23e étage pouvait avoir des conséquences possiblement fâcheuses.

Le gestionnaire avait un vidéo qu’il m’a fait parvenir par courriel. Après visionnement et en considérant la météo clémente pour la nuit, on a convenu qu’on pouvait repousser l’intervention de quelques heures sans mettre les passants en danger. Cela nous donnait le temps de constituer une équipe. C’est donc le lendemain matin que deux techniciens en accès sur cordes ont sécurisé le revêtement avec des vis autoforeuses. L’intervention s’est réalisée en un rien de temps, sans compromettre la sécurité de qui que ce soit.

Que ce serait-il passé si le couvreur n’avait pas donné mon nom au gestionnaire de copropriété? Certes, il y aurait peut-être eu des travailleurs qui se seraient improvisés tant bien que mal afin de remédier à la situation, mais probablement au détriment de leur sécurité. En excluant les téméraires, on peut penser à une fermeture partielle de rue pour permettre la mobilisation d’une grue. Sans oublier le transport de cette dernière, son déploiement au site, l’installation du panier pour le travailleur, l’intervention sur le parement, la démobilisation, etc.

On peut imaginer le temps et le coût de l’intervention si une grue avait été nécessaire pour sécuriser le parement qui flacotait au 23e étage. Avec l’accès sur cordes, le tout s’est fait à une fraction du prix, sans inconvénient de temps ou d’espace occupé au sol.

Quelques semaines plus tôt, un gestionnaire de copropriété m’avait contacté pour me faire part qu’une juliette était sur le point de tomber à l’unité du 6e étage. Évidemment, un 6e, ce n’est pas un 23e. C’est accessible avec une nacelle. Le problème est que l’unité de condo concerné était du côté opposé à la rue. Autrement dit, le lieu de l’intervention était inaccessible par nacelle sans endommager le terrain, sans parler des arbres, des fleurs, etc. L’accès sur cordes était donc encore une fois la solution au problème!

Voilà deux exemples qui donnent une toute autre perspective des travaux en accès sur cordes. Au-delà des inspections, calfeutrage, maçonnerie, réparation de béton, cette technique de travail est une solution à envisager plus souvent qu’on peut le croire. Vous avez une intervention en hauteur à faire sur l’un de vos bâtiments? L’accès vous semble difficile? Comme d’autres le font maintenant sur une base régulière, pourquoi ne pas envisager l’avantage cordes!

Parlons sécurité, parlons d’ancrage… et de ligne de vie

Dans un article précédent, «Parlons sécurité, parlons des équipements collectifs», il était question de garde-corps comme moyen de protection dit, passif. Aujourd’hui, nous allons parler de moyen de protection dit, actif.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons que l’administrateur ou le gestionnaire d’un syndicat de copropriété est tenu d’assurer la sécurité de toute personne qui accède à son bâtiment, c’est la loi! N’oubliez pas que cette sécurité s’applique également au toit et façades du bâtiment.

Rappelons aussi que toute personne qui accède au toit de votre édifice ne peut s’approcher à moins de deux (2) mètres du bord du toit si celui-ci est dépourvu d’un parapet d’une hauteur minimal de 900 mm (36 po). En l’absence d’un tel parapet, une alternative est l’utilisation de garde-corps autoportant ou mécanique.

Malgré sa simplicité de conception, d’installation, et principalement d’utilisation, il arrive que l’utilisation d’un garde-corps ne puisse être envisagée comme moyen de protection. Dans ces cas, il faut alors envisager un système actif de protection contre les chutes. Par système actif, nous pensons à l’ancrage ou à la ligne de vie.

D’entrée de jeu, il faut comprendre qu’il y a peu de chose en commun entre un système de protection passif, tel le garde-corps, et un système actif tel l’ancrage ou la ligne de vie. En premier lieu, il y a le port du harnais. En deuxième lieu, on pense à une formation adéquate. Tout utilisateur d’un système actif de protection contre les chutes doit être formé aux travaux en hauteur.

Comme donneur d’ouvrage, vous êtes tenus de vous assurer que les travailleurs sur votre bâtiment ont les compétences nécessaires pour exécuter leur mandat de façon sécuritaire. N’hésitez pas à demander leur certificat de formation aux travaux en hauteur pour vous en assurer. En l’absence du document, il est dans votre droit d’interdire l’accès à vos installations.

Une autre grande différence entre le système passif et le système actif de protection contre les chutes, c’est l’inspection. Alors que le garde-corps ne requiert pas d’inspection sur une base régulière, tous les systèmes de protection dit actif en exigent une, généralement sur une base annuelle. Cette inspection doit être supervisée par un ingénieur qui produira une attestation de conformité. Lors de l’exécution de son travail, l’ingénieur vérifiera les plans des équipements antichute, ancrage, ligne de vie, eux aussi signés et scellés par un ingénieur.

Permettre l’utilisation de vos équipements de protection contre les chutes alors que leur attestation de conformité est échue ou permettre leur utilisation à des travailleurs sans certificat de formation pour travaux en hauteur pourrait engendrer une situation malheureuse dont vous pourriez être tenu responsable. Pensez-y!

Parlons sécurité, parlons des équipements collectifs

Le toit de votre bâtiment est-il dépourvu de muret (parapet) d’une hauteur supérieure à 900 mm? On y retrouve des équipements tels que climatiseur, ventilateur, extracteur d’air ou autres équipements qu’il vous faut entretenir? Les laveurs de vitres y accèdent-ils lors du nettoyage annuel de vos murs rideaux? Si vous avez répondu oui à l’une de ces questions, alors les quelques minutes que vous prendrez à lire ce texte vous seront dès plus utiles pour comprendre certains enjeux liés à la sécurité.

Comme administrateur ou gestionnaire d’un syndicat de copropriété, vous êtes tenu par la loi d’assurer la sécurité de toute personne qui accède à votre bâtiment, et cela inclut le toit. La sécurité des travailleurs qui accèdent au toit de votre édifice ne pose pas problème lorsque son pourtour est muni d’un parapet d’une hauteur minimale de 900 mm (36 po.). En l’absence de ce dernier, il est important de savoir que personne ne peut s’approcher à moins de deux (2) mètres du bord du toit. En deçà de deux mètres, la législation considère que tout individu qui se trouve dans cette zone est exposé à une chute en hauteur.

Plusieurs contextes peuvent amener un intervenant dans la zone d’exposition à une chute en hauteur. Le plus courant est la maintenance des équipements propres à la mécanique du bâtiment tels que les climatiseurs, ventilateurs, extracteurs d’air, etc. Des équipements qui, pour la plupart, exigent un entretien régulier. Pour éviter que les techniciens qui assurent le bon fonctionnement de ces équipements ne se retrouvent dans la zone à risque de chute – moins de deux mètres du bord du toit – une solution économique est l’installation de garde-corps dit autoportant.

Le garde-corps autoportant est une solution simple et économique pour assurer la sécurité. L’un de ses avantages est qu’il ne nécessite aucune modification au bâtiment pour son installation puisqu’il est simplement déposé sur le toit de l’immeuble. Il est maintenu en place par des contrepoids. Comme rien n’est parfait toutefois, pour être fonctionnel, le garde-corps autoportant exige un parapet, ou une butée, de 100 mm de haut sur lequel il viendra s’immobiliser dans l’axe horizontal. En l’absence de ce parapet, il faut penser au garde-corps usuel régulier. Ce dernier se fixe directement au bâtiment, généralement par de la boulonnerie.

Dans le jargon de la protection contre les chutes, les garde-corps tombent dans la classe des systèmes de protection dits passifs, ou collectifs dans le langage courant. Par protection collective, on comprend que toute personne circulant dans une zone donnée est protégée d’une chute sans autre attention de sa part. Par exemple, une rampe d’escalier est considérée comme un équipement de protection passif. Lorsque le garde-corps, régulier ou autoportant, ne répond pas aux exigences opérationnelles, il faut alors envisager un système de protection contre les chutes de type actif, ou individuel. Nous traiterons de ce dernier dans une prochaine chronique.

Terminons en mentionnant qu’en plus de veiller à la sécurité des usagers sans égard à leur compétence, les systèmes de protection passifs ne requièrent pas d’inspection annuelle avec attestation de conformité signée par un ingénieur. Cela représente une économie récurrente non négligeable à long terme. Surtout, n’oubliez pas qu’en tant que propriétaire ou opérateur des lieux, vous demeurez responsable de la sécurité de toute personne qui évolue dans vos installations. Comme le dit si bien l’adage, vaut mieux prévenir que guérir!

Exigez le PP!

Tous les gestionnaires d’immeubles d’un certain âge se souviennent sûrement de cette publicité qui se terminait avec le «ne partez pas sans elle». Dans les entreprises de services, plus particulièrement celle qui font des travaux en accès sur cordes (hommes-araignées) et qui ont à cœur la sécurité de leurs travailleurs, l’adage n’est pas de ne pas partir sans elle, mais bien de ne pas partir sans lui!

Chez Vertika, lui, c’est le cartable de chantier. Un dossier qui regroupe l’ensemble des informations qu’un chef d’équipe aura besoin pour réaliser le projet qui lui est confié. On y retrouve évidemment l’adresse du chantier, le nom et les coordonnées des différents intervenants, le détail des travaux à réaliser et la liste des équipements requis pour compléter le mandat. On y retrouve également un plan de prévention spécifique, mieux connu sous l’abréviation PP.

Le PP, c’est un peu l’ange gardien des travailleurs qui évoluent en accès sur cordes. C’est un document essentiel de prévention. On y retrouve par exemple les consignes de sécurité à suivre avant, pendant et après les travaux. Il contient également une analyse des risques et les moyens de contrôles, par exemple, la procédure du cadenassage des équipements s’il y a lieu, la procédure d’entrée en espace clos lorsque cela s’applique ou encore, le permis de travail à chaud s’il y a du meulage à faire ou des travaux de soudure.

Le plus important dans le PP, c’est assurément le plan d’accès et le plan de sauvetage. Il est essentiel pour une équipe de travailleurs sur cordes. Il dicte le «où» et le «comment» les cordes s’attacheront au bâtiment. Il y a des ancrages au toit? D’accord, mais le certificat de conformité sera-t-il valide au moment des travaux? S’il n’y a pas d’attestation de conformité des ancrages ou si elle n’est pas à jour, les ingénieurs de Vertika peuvent procéder à leur attestation. Il faut toutefois prévoir le faire avant les travaux question de ne pas perdre de temps une fois l’équipe mobilisée au chantier.

Si le bâtiment n’est pas pourvu d’ancrages, il faut alors prévoir des ancrages temporaires. Le bâtiment a un appentis sur le toit? La cage d’accès au toit est bétonnée? Les balcons peuvent être ceinturés pour servir d’ancrage? Dans les cas plus complexes, on peut penser utiliser des blocs de béton ou en dernier recours, il y a le camion-ancrage qui peut toujours servir la cause.

Comme on peut voir, il y a différentes approches qui permettent à une équipe d’accès sur cordes d’évoluer sur la façade d’un bâtiment. Malgré cette variété, il y a une chose que le gestionnaire immobilier doit garder en tête : un ingénieur doit approuver les ancrages qui seront utilisés ainsi que la méthode d’accès.

Pour terminer, rappelons que peu importe les travaux que vous faites réaliser sur votre propriété, vous demeurez responsable de la sécurité des travailleurs. Alors si vous prévoyez donner un contrat à une entreprise d’hommes-araignée, ne demandez pas le plan de prévention spécifique (PP), exigez-le!

N’attendez pas que ça coûte 100 000$!

Des fenêtres à calfeutrer au 20e étage, des fissures dans la maçonnerie à réparer au 14e, inutile d’attendre d’avoir pour 100 000$ de travaux avant d’appeler un entrepreneur afin d’amortir le coût d’installation d’une plate-forme volante ou d’un échafaudage mécanisé.

Effectivement, il est maintenant inutile d’attendre pour procéder avec vos réparations. La solution se trouve dans l’une des expressions suivantes que vous avez peut-être déjà entendue : «Travaux en technique d’escalade», «Spiderman», ou «cordiste». À vrai dire, il est plus juste de parler de «travaux en accès sur cordes».

Pour votre information, l’«accès sur cordes» a débuté au Québec vers le milieu des années ’90. À l’époque, cette technique d’accès était principalement utilisée pour inspecter des structures de génie civil tel que les ponts, les barrages ainsi que certaines structures industrielles. Un peu plus de 25 ans plus tard, l’accès sur cordes se démocratise et on la retrouve de plus en plus sur les façades des bâtiments en hauteur.

C’est la mise en application du projet de loi 122 (inspection des façades) qui a contribué à l’essor de l’«accès sur cordes» au Québec. Il ne serait donc pas surprenant que vous ayez vu des travailleurs suspendus au bout de leurs cordes (toujours 2 cordes) en train de marteler le parement de votre édifice, ou celui du voisin, tout en prenant des notes.

Il ne serait pas surprenant non plus qu’en les apercevant, vous ayez dit que vous ne feriez pas ça même si on vous payait 1 million de dollars! Sur ce point rassurez-vous, les «travaux en accès sur cordes» ne sont pas aussi dispendieux qu’on pourrait le penser. D’une part, parce que c’est une technique d’accès très sécuritaire. D’autre part, les professionnels qui l’exercent aiment leur métier et sont performants à le faire.

Les inspections de façade ont favorisé l’essor de l’«accès sur cordes» dans le monde du bâtiment. Il allait de soi que les experts du domaine réalisent qu’ils pouvaient également procéder aux réparations à un prix compétitif. Ce service est d’autant plus intéressant qu’au-delà du coût, une intervention rapide favorise le maintien en état du bâtiment et sa structure.

Curieux de savoir quels types de travaux ON peut réaliser suspendu au 20e étage? Voici les corps de métier qu’il est possible d’observer sur la façade d’un édifice :
Inspecteur, Menuisier, Maçon, Monteur d’acier, Vitrier, Manœuvre, Ingénieur.

En résumé, il y a deux choses à retenir de l’«accès sur cordes». Primo, une panoplie de travailleurs peuvent l’utiliser pour procéder à l’entretien des façades de votre édifice. Deuxio, vous n’avez plus à attendre pour absorber le coût de l’échafaudage mécanisé ou la plate-forme volante. Vous pouvez procédez sur le champ et ainsi dormir l’esprit en paix!

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